Contre les ravageurs

Favoriser les équilibres biologiques entre les ravageurs et leurs ennemis naturels : coccinelle, syrphe, chrysope...

 Ne pas s’effrayer à la vue du moindre insecte dans le jardin : très peu d’espèces sont dangereuses pour les plantes ou pour les hommes. Au contraire, aider les auxiliaires, c’est à dire offrir à chacun ce qu’il lui faut pour vivre : nourriture, lieu de reproduction, abri en hiver….

Retrouver dans cette page

Badigeonnage d'arbre
  •  ne pas traiter de façon intempestive

    les traitements font rarement le tri entre les insectes ravageurs et les auxiliaires. Plus on traite et plus il faut traiter. 

    accepter quelques ravageurs :
    au moins partout où cela ne pose pas de problème, car s’ils sont tous éliminés, les auxiliaires n’auront plus à manger, mourront ou quitteront le jardin.
     
    ► planter une haie arbustive variée :
    comprenant quelques essences locales attractives pour les insectes auxiliaires et pour les oiseaux  : buis, houx, laurier-tin, noisetier, sureau noir, cornouiller mâle, nerprun alaterne, viorne obier, charme, érable champêtre. Laisser le lierre couvrir la base des haies. 
     
    ► avoir des fleurs toute l’année :
    surtout en fin d’hiver et en automne, pour nourrir les insectes auxiliaires adultes et attirer les butineurs pollinisateurs des arbres fruitiers et des légumes. 
     
    ► couvrir la terre :
    avec des feuilles mortes, des brindilles, des plantes couvre-sol persistantes pour abriter les animaux pendant l’hiver. Constituer un tas de bois ou de pierres pour abriter certains auxiliaires : crapaud, hérisson…
     
    ► installer des abris
    Abris à auxiliaires : tronc d'arbre percé
    nichoirs pour les oiseaux (mésanges) et les chauve-souris, abris en automne pour chrysopes et coccinelles. Suspendre des abris pour les perce-oreilles dès le mois de mai (pot de fleur suspendu rempli de paille ou de papier journal), dans les rosiers arbustifs et les arbres fruitiers pour éliminer les pucerons (le pot doit toucher le tronc).
     
     
    ► adopter un chat, le meilleur ennemi des campagnols , mulots et souris. 
     

    Produits de traitement biologiques contre les ravageurs 
     
    L’usage de traitements est rarement nécessaire lorsque les conditions précédentes sont remplies. À utiliser toujours en dernier recours, en prenant de grandes précautions pour l’applicateur et pour le jardin.
     
    • Insecticide au Bacillus thuringiensis : contre les chenilles des papillons (vers du poireau, piéride du chou, noctuelle, chenille défoliante des arbresAlternative badigeonnage fruitiers…)
     
    • Insecticide à base de roténone et/ou de pyrèthre contre les doryphores, les pucerons… si nécessaire. Attention, ces produits tuent aussi les auxiliaires. 
     
    • huile minérale de paraffine contre les insectes hivernants dans les arbres fruitiers
     
    • antilimace à base de ferramol (phosphate de fer) non dangereux pour les autres animaux. Eviter tout antilimace à base de mercaptodiméthur (« Mesurol longue durée »), très toxique pour l’environnement ou de métaldéhyde. 
     
     
     Associer les plantes
    certaines plantes compagnes limitent les ravageurs :
    tagètes (œillet d’inde) : protègent les tomates contre les nématodes parasites (démontré scientifiquement)
    les plantes aromatiques (lavande, thym, sauge, hysope, tanaisie, camomille…) exercent une certaine protection des plantes voisines contre les insectes ravageurs (puceron…)
    la valériane, l’ortie favorisent les insectes auxiliaires. Toutes les fleurs simples, riches en pollen et en nectar, attirent les butineurs et les auxiliaires dans le potager, notamment les plantes aromatiques et condimentaires (fenouil, aneth, ache…). 
     
     
    D’autres solutions techniques 
    • Insectes : voile (Celloplast, Nortène, Filbio) contre la mouche de la carotte, les altises des choux, navets et radis 
    • Fourmis : collier qui empêche les fourmis de remonter le long des troncs pour exploiter et défendre les pucerons 
    • Taupe : pinces disposées dans les galeries 
    • Oiseaux : filet de protection sur les cultures du potager, effaroucheur dans les cerisiers (pas de CD qui peut les aveugler).

     
    Faut-il acheter des auxiliaires ? 
    L’achat, assez coûteux, d’insectes auxiliaires (larves de coccinelles, de chrysopes…) n’est pas nécessaire dans un jardin équilibré qui accueille naturellement des auxiliaires sauvages. Il peut être une solution dans des cas particuliers, après avoir identifié précisément le ravageur à combattre : 
     
    • dans les grandes serres et les vérandas, en milieu très artificiel et confiné, en appartement, pour lutter contre des ravageurs comme l’aleurode, le thrips,
     
    • dans les vergers, pour lutter contre les araignées rouges ou les pucerons lanigères. 
    Contre les limaces, l’introduction de nématodes est très coûteuse et peu utile car d’autres moyens existent.