
L'objectif de la charte est de faire baisser de manière durable la vente de pesticides et de les remplacer par des solutions de jardinage au naturel.
A travers cet objectif, il s'agit bien de remplacer les pesticides par des techniques de jardinage au naturel et non d'un simple remplacement de produit nuisible par des produits moins nuisibles : bio, utilisable en agriculture biologique, ...
L’annexe 4 de la charte dresse une liste des solutions sans pesticides à promouvoir dans les magasins.
En voici quelques unes :
► Les paillis
Les paillis, qu’ils soient plastiques ou idéalement organiques, remplissent une double fonction :
• ils empêchent la montée des herbes indésirables et ainsi la concurrence qu’elles peuvent poser aux plantations du jardinier
• ils permettent de conserver l’humidité du sol : « un paillage vaut deux arrosages ».
Les paillages organiques permettent en outre d’apporter progressivement un peu de matière organique au sol, de favoriser la vie biologique du sol et de limiter son tassement. Un broyeur peut également permettre de découper les tailles importantes pour en produire un paillis efficace.

Exemples de paillis : écorces ou aiguilles de pin, bâche plastique, bâche tissée, paillettes de lin, écorces de cacao, le broyage des déchets de jardin (taille, pelouse séchées…).
► Les plantes couvre-sols
Les plantes couvre-sols sont des plantes qui, choisies pour leur esthétique, ont un fort pouvoir couvrant qui leur permet d’occuper rapidement l’espace et d’empêcher ainsi la pousse d’herbes indésirables.
On les utilise pour tapisser le sol des parterres de plantations, des talus, des haies, des pieds d’arbre.

Exemples de plantes couvre-sols : consoude à grandes fleurs, géranium des bois ou à grosses racines, marjolaine naine dorée, lamier, petite pervenche, etc...

► Les haies fleuries
Les haies fleuries sont à la fois « le couvert » et « le dortoir » de nombreux auxiliaires du jardin :
• leur allure touffue accueille de nombreuses espèces d’oiseaux et les feuilles mortes tombées à leurs pieds seront le refuge des coccinelles, carabes…
• leurs fleurs, dès la fin de l’hiver pour les plus précoces jusqu’à la fin de l’automne, et leurs fruits permettent de nourrir les pollinisateurs et les fructivores.
► Les plantes moins sensibles aux maladies
Légumes ou fruits…. Certaines variétés de plantes cultivées sont plus sensibles aux maladies. Des variétés sont connues pour mieux résister que d’autres aux maladies les plus courantes : mildiou, rouille, cloque….
Elles évitent ainsi de nombreux désagréments.

• Tomates les moins sensibles au mildiou : Fandango, Pyros, Ferline…
• Pommes de terre peu sensibles au mildiou : Eden, Naturella, Bernadette…
► Les engrais verts
Réservés pour le potager, les engrais verts sont des plantes qui, semées après une récolte, occuperont rapidement la terre restée nue.
Au-delà de leur pouvoir couvrant empêchant l’invasion par des herbes indésirables, les engrais verts ont une double action : 
• ils capturent les reliquats d’éléments fertilisants présents dans le sol et empêchent ainsi qu’ils soient emportés par les pluies vers les ressources en eau,
• ils contribuent à aérer les sols et à améliorer leur structure : élément clé d’un sol fertile.
Exemples d’engrais verts : moutarde, phacélie, colza d’hiver…
► Les composteurs, les engrais organiques et les amendements

L’achat d’un composteur individuel pour composter soi-même ses déchets permet d’obtenir un engrais naturel, complet, gratuit, qui favorise la vie du sol tout en limitant du tiers la poubelle de déchets ménagers avec tous les bénéfices collectifs en terme de transport et de traitement des déchets que cela comporte.
Au-delà, on trouve en jardinerie un grand nombre d’engrais organiques (compost, fumiers composts…) et d’amendements (chaux, dolomie…).
Peuvent être compostés : les épluchures et fanes de légumes, les coquilles d’œufs, le marc de café…
► Les récupérateurs d’eau de pluie
Elément un peu à part, car la récupération d’eau de pluie n’a pas d’impact direct sur l’utilisation de pesticides. Le récupérateur d’eau de pluie est néanmoins un outil indispensable pour le jardinier car il permet d’obtenir une eau gratuite, abondante, sans puiser dans les ressources afin d’arroser les plantes.
L’arrosage est une des clés d’une plante en bonne santé.
► L’accueil des animaux auxiliaires 
Coccinelles, perce-oreilles, hérissons, mésanges… accueillir des auxiliaires dans son jardin, c’est possible, à condition de leur laisser des lieux pour s’abriter et de ne pas empoisonner leurs proies.
De nombreux abris peuvent être installés dans le jardin pour les accueillir.
► Les barrières et pièges contre les nuisibles
Pour empecher les insectes de ravager des récoltes, il suffit parfois de les retenir. Il existe de nombreux pièges (taupes, limaces…) ou des barrières (voile anti-insecte, filet de protection contre les oiseaux…).
► Les outils

De nombreux outils permettent de limiter l’utilisation des pesticides au jardin, des plus simples (binette, sarcloir, couteau à désherber…), aux plus évolués (broyeur, scarificateur…).