Pesticides, kesako ?

Les pesticides, étymologiquement "tuer" (cide) les pestes (espèces jugées nuisibles) sont plus gentillement appelés produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques par les firmes productrices ou dans les textes réglementaires.

 

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Guénaelle NOIZET
Pesticides, danger !
  • Les "pesticides" (tels que définis par le réglement européen CE 1107/2009) regroupent l’ensemble des produits, phytopharmaceutiques et biocides, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse :

    > les produits phytopharmaceutiques / phytosanitaires : sont utilisés pour la "protection des végétaux" (suivis par le Ministère de l'Agriculture)

    > les produits biocides : sont utilisés pour lutter contre les organismes dont la présence n’est pas souhaitée pour l’homme : désinfectants, produits anti-parasitaires, etc. (suivis par le Ministère de l'Ecologie)

    Attention au détournement d'usage La réglementation impose d’utiliser un produit phytosanitaire homologué (autorisation de mise sur le marché à regarder sur son étiquette) et d’utiliser un produit biocide déclaré (https://simmbad.fr), chacun pour son usage spécifique. A noter que certaines substances sont autorisées comme biocide et phytopharmaceutique, mais pour des usages différents.

     

    A quoi servent-ils ?
    Ce sont des poisons destinés à :

    - tuer les herbes spontanées dans les cultures : de fruits, de légumes et de céréales - dans des espaces de circulation : routes, cours, trottoirs, allées... - dans les pelouses, massifs...

    - tuer certains animaux dits "ravageurs", "parasites" ou "ennemis des cultures" : souris, rats, chenilles, vers, limaces, pucerons, altises...

    - à lutter contre les maladies des cultures : mildiou, oïdium, tavelure...

  • Un pesticide est composé de 2 types de substances :
     - une ou plusieurs matières actives : ce sont ces matières actives qui confèrent au produit l’effet poison désiré.
    Exemples de matières actives : le glyphosate que l’on trouve dans de très nombreux désherbants totaux, le métaldéhyde que l’on trouve dans la plupart des anti-limaces, l’isoproturon dans des désherbants céréales…
    - un ou plusieurs additifs : ces additifs renforcent l’efficacité et la sécurité du produit.
    Exemple : répulsif, vomitif, épaississant, anti-moussant, solvant …

    Seules les matières actives apparaissent dans la composition décrite sur l’emballage. C’est aussi le plus souvent des matières actives (et non des produits commerciaux) dont on parle dans les journaux comme l’atrazine (matière active de désherbant du maïs).

    La liste des pesticides et des matières actives autorisées sont disponibles sur : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

  • Pulvérisateur

    Depuis le début de l'année 2010, des désherbants d'origine végétale sont apparus dans les rayons des magasins. Souvent présentés par les firmes comme les nouveaux désherbants écologiques, il n'en sont pas moins des produits dangereux (certains sont même classés Irritant (Xi) ou dangereux pour l’environnement (N)) et nous n'avons pas assez de recul pour connaître l'impact de ces produits sur l'environnement (surtout utilisés à fortes doses ou en grandes quantités).
    Ne vous y trompez pas, ils ne sont pas inscrits au cahier des charges de l'agriculture biologique et ne peuvent donc pas être appelés "bio".
    De plus, l'efficacité reste limité et ces produits sont vendus très chers.

    Au même titre que les insecticides biologiques, les désherbants d'origine végétale n'entrainent pas de modification des pratiques indispensable pour jardiner au naturel. La meilleure solution pour empêcher les herbes de pousser est de couvrir le sol !